Découvrez le concept du parc résidentiel de loisirs ?

Si campings et parc résidentiels de loisirs possèdent des points communs – prestations de loisirs semblables, règlement intérieur destiné à favoriser la bonne entente entre les résidents, mise en œuvre de mesures pour le respect de l’environne –, ils ont aussi des différences notables. Si nos chers hôtels de plein air proposent par exemple des emplacements de 100 ou 120 m2, parfois mais rarement plus, les PRL sont, eux, des parcs aménagés avec des parcelles d’au moins 200 m2, permettant aux véhicules, en particulier les caravanes et les camping-cars, de circuler et stationner librement.

PRL avec cession de parcelle et PRL sous régime hôtelier

Le parc résidentiel exploité sous régime hôtelier propose des parcelles et des hébergements en location – à la nuitée, à la semaine, au moins ou à l’année – ou à l’achat. Les logements en question sont des habitations légères de loisirs ou HLL – chalets, bungalows ou lodges – et des résidences mobiles de loisirs, de type mobile-homes. Bien que les PRL hôteliers s’adressent à des clients de passage, ils sont le plus souvent aménagés pour pouvoir accueillir convenable caravanes et camping-cars.

Le parc résidentiel avec cession de parcelles est quant à lui un domaine aménagé, avec des voies de circulation, des espaces verts, des parkings, etc. Les résidents peuvent y louer à l’année ou acheter des parcelles, des HLL ou des résidences mobiles de loisirs. Le client peut acheter simplement un terrain dans le parc et y installer son logement. Mais il peut aussi acheter la parcelle et l’hébergement en même temps ; la vente se faire alors par acte notarié. Dans les deux cas, le résident jouit des espaces et services proposés par le parc. Par ailleurs, le décret d’application de 2015 de la loi Alur l’autorise à l’occuper de manière permanente et même d’en faire sa résidence fiscale.

Les PRL sont soumis à plusieurs normes réglementaires

  • Les parcelles des parcs résidentiels doivent avoir une superficie d’au moins 200 m2
  • Au moins 20 % du domaine doit être réservé aux services communs, espaces libres et jeux
  • La création d’u PRL est soumise à un permis d’aménager, une autorisation d’urbanisme spécifique destinée à fixer l’implantation des HLL et imposant la réalisation d’installations communes définies par les arrêtés
  • L’arrêté du 28 septembre 2007 exige par ailleurs que les aménagements et installations des PRL soient conformes aux normes d’urbanisme, d’insertion paysagère et d’aménagement, le but étant de limiter l’impact visuel. Les aménagements et installations en  question – implantation de haies, talus, construction, etc. – sont destinés à limiter l’impact visuel depuis l’extérieur des hébergements.
  • Quand la végétation arrivée à maturité, les façades des HLL doivent représenter un tiers de ce qui est visible depuis l’extérieur du parc résidentiel.
  • L’emprise d’une HLL doit représenter au maximum 20 % de la superficie de sa parcelle.
18 février 2021